Nos axes de recherche

production et qualitÉ des vins

La mise au point de profils produits adaptés aux segments de marché, l'adaptation des itinéraires viticoles, le développement de systèmes d'information pour atteindre cet objectif ainsi que l'analyse économique de la production sont des enjeux majeurs pour la filière vitivinicole. Le pôle Sud-Ouest de l'IFV développe plusieurs programmes expérimentaux en lien avec cette thématique.

Valorisation de l'arôme de cassis des vins de Fer Servadou

cassisLe projet consiste à identifier et à valoriser un marqueur positif de qualité des vins, l’arôme cassis, très prisé par les consommateurs et caractéristique notamment du Fer Servadou, cépage autochtone de la région Midi-Pyrenées. Le travail d’identification moléculaire est mené par deux laboratoires spécialistes liés à l’Institut National Polytechnique de Toulouse. Afin d’évaluer la contribution aromatique de composés précédemment identifiés (Vinnéo 2009-2012) sur la perception du cassis et d’élargir l’étude, des techniques analytiques innovantes seront utilisées par ces laboratoires. L'effet synergique de molécules influentes, connues ou à identifier, sera étudié et précisé. Des stratégies de terrain menées par l’IFV couplés à l’évaluation sensorielle (instrumentalisée ou non) permettront par ailleurs de mesurer l’impact qualitatif et quantitatif sur les molécules cibles avec l’objectif de mieux comprendre les pratiques viticoles et œnologiques qui peuvent influencer la formation et la stabilité de cette typicité aromatique. Cette étude menée sur le Fer Servadou correspond aux attentes des vinificateurs et aux metteurs en marché de la région : les connaissances acquises permettront de leur donner un avantage concurrentiel sur le marché international en valorisant la typicité et l’originalité de leur cépage.

Personne à contacter :
Carole Feilhes

Systèmes de conduite à taille mécanisée pour les vignes du Sud-Ouest

Ce projet s’inscrit dans une dynamique de recherche de compétitivité pour des exploitations viticoles sur différents segments de marché des vins, des vins "entrée de gamme" aux vins avec mention d'origine générique (IGP ou AOP régionale). Le gain de productivité potentiel lié à la mécanisation de la taille fait qu'il est essentiel de maitriser cette technique viticole dans un objectif de production cout-volume mais également pour des productions revendiquant l'origine avec un maintien des caractéristiques qualitatives des vins (rendement, maturité, typicité). Ce projet décliné sur les vignobles du Gers, de Gaillac et de Fronton concerne les cépages Colombard, Gamay et Négrette. Quelques exploitations viticoles ont convertis une partie de leur parcelle en système de production à faible cout de main d’œuvre. Ce travail se propose d’étudier sur vignes en place des variantes de conduite (hauteur d’établissement, niveau de reprise manuelle lors de la taille et charge en bourgeons, rognage et maitrise de la végétation) en relation avec la qualité des raisins (sanitaire, maturité). La vigne de Colombard implantées lors de la première phase du projet sont arrivées en production en 2015. Sur la parcelle, il s'agira d'étudier plus spécialement le comportement du système de conduite à taille mécanisée conduit sans palissage par rapport au même système palissé, notamment les effets de rognage précoce (sur cépage Colombard) et les incidences sur le potentiel raisin (rendement, maturité) et vin (expression aromatique).

Personnes à contacter :
Christophe Gaviglio
Thierry Dufourcq

Etude sensorielle, analytique et consommateur de la typicité aromatique poivrée des vins de Gamay N des Côtes d’Auvergne

poivreDans la majorité des vignobles où il est représenté, le Gamay est utilisé afin d’élaborer des vins fruités, colorés et souples adaptés aux attentes du marché actuel. Afin d’atteindre cet objectif, les techniques de chauffage de la vendange se sont rapidement développées au détriment de la macération traditionnelle et de la macération carbonique. De par la taille relativement modeste des structures productrices et le certain isolement technique, les petits vignobles plantés en Gamay comme ceux des Côtes d’Auvergne continuent en règle générale à privilégier les techniques de vinification traditionnelles. Au sein de ce territoire, le Gamay exprime des notes typiques épicées voire poivrées qui n’ont à ce jour jamais été étudiées. Ces notes pourraient être attribuées à la présence de hauts de niveaux de rotundone dans les vins. Cette étude reposant sur 21 vins issus de 4 régions viticoles françaises (Beaujolais, Val de Loire, Midi-Pyrénées et Auvergne) possède un volet analytique, sensoriel à travers la dégustation et consommateur.

Personne à contacter :
Olivier Geffroy

Profil des vins rosés du Sud-Ouest

Ce projet vise par une approche « reverse », à partir de la définition du produit, à optimiser les moyens de production par une démarche transversale intégrant viticulture et œnologie. Il comporte plusieurs étapes :

  • Définition du profil produit : performance économique du produit étudié, retour des metteurs en marché, études macro-économiques de l’interprofession, études de marché, tests produits et tests consommateurs, veille concurrentielle, expertise sensorielle…
  • Mise au point des méthodes de vinification susceptibles d’aboutir au profil produit recherché : matériels et auxiliaires de vinification adaptés, process, segmentation de la matière première à la réception ou à la parcelle…
  • Mise en place d’itinéraires viticoles susceptibles de fournir au vinificateur des raisins adaptés : variétés, mécanisation, eau, fertilisants…
  • Utilisation d’outils d’aide à la décision pour sélectionner les raisins et les parcelles aptes à intégrer les itinéraires retenus : capteurs, modèles hydriques, indicateurs de réserve…

Il est décliné sur 6 bassins de production : Val de Loire (Rosé sec), Bordeaux, Fronton, Languedoc, Provence (rosé de garde) et les vins doux naturel du Roussillon.

Personne à contacter :
François Davaux

Etude et optimisation de la typicité aromatique poivrée des vins du Sud-Ouest

rotundone moléculeLa rotundone, molécule encore peu étudiée et responsable d’arômes poivrés dans les vins, a été identifiée récemment à des concentrations supérieures à son seuil de perception dans de nombreux cépages rouges internationaux (Malbec, Pinot Noir et Gamay) et du Sud-Ouest de la France (Duras, Fer Servadou, Négrette, Prunelard et Abouriou). Depuis 2011, l'IFV Sud-Ouest étudie les facteurs impactant ces arômes dans les vins en collaboration analytique avec l'Australian Wine Research Institute (AWRI). Les travaux menés depuis 2011 ont mis en évidence qu'il était préférable sous nos latitudes, d'attendre au moins le stade mi-véraison + 44 jours afin de favoriser les notes poivrées dans les vins. Nos essais ont également permis de mettre en évidence que l'effeuillage à travers notamment la température de surface des raisins pénalisait les concentrations en rotundone dans les vins et qu'à l’opposé, les vins issus d'une modalité irriguée présentaient des teneurs supérieures. Les travaux menés actuellement comportent plusieurs volets à la fois viticole (organisation de récolte sélective…), œnologique (étude de l'impact des techniques de vinifications sur le caractère poivré) et consommateur (détermination du seuil de rejet).

Personne à contacter :
Olivier Geffroy

Impact de l’irrigation sur le potentiel aromatique des vins de Midi-Pyrénées

L’irrigation de la vigne est une technique maintenant bien développée dans la plupart des vignobles mondiaux. Celle-ci permet d’assurer des productions qualitatives dans des zones climatiques enregistrant une très faibles pluviométrie estivale (Napa valley (Californie); Mendoza (Argentine)…), mais également dans des zones plus froides et plus humides (Niagara region (Canada)). L’objectif de cet essai est d’évaluer la capacité des techniques d’irrigation pour maintenir la stabilité de la qualité aromatique des vins de Colombard et de Gros Manseng en favorisant l’assimilation de l’azote et pour réguler la phase de maturation des raisins. Les résultats aideront les professionnels à décider de l’intérêt technique de cette approche dans les conditions pédo-climatiques régionales.

Personnes à contacter :
Carole Feilhès
Thierry Dufourcq

Evaluation de cépages blancs étrangers dans la zone de production des Côtes de Gascogne

cépage blancCe projet s’inscrit dans une démarche d’acquisition de nouvelles références techniques pour les professionnels de la viticulture en Gascogne. Le changement des habitudes de consommation des vins, l’émergence de nouveaux marchés d’exportation mais aussi l’anticipation des modifications des conditions culturales par le réchauffement sont des raisons qui nécessitent dès à présent de poursuivre l’implantation et l’étude de nouveaux cépages dans la zone de production des Côtes de Gascogne. Ce programme a ainsi pour objectif de mettre en place et d’évaluer une collection de nouveaux cépages, étrangers pour la plupart, qui actuellement sont cultivés sous des latitudes nord inférieures au Gers ou qui présentent des potentialités intéressantes en termes de production (tardiveté) et de qualité (production de thiols variétaux dans les vins). Ce programme se divise en deux phases : la première consiste à implanter le matériel à étudier, la seconde aura pour objet l’étude du comportement agronomique et oenologique de ce matériel, ainsi que sa valorisation auprès des professionnels régionaux. Les données acquises viendront alimenter les bases de données d’études sur le comportement de la vigne au sein des programmes de recherches nationaux (PERPHECLIM, LACCAVE). 9 cépages ont été surgreffés en 2012 et 2013 sur un dispositif de 100 souches réparties en blocs aléatoire sur une parcelle de Roussane/fercal plantée en 2002. Ils seront comparés au Colombard clône 938.

Personnes à contacter :
Thierry Dufourcq
Olivier Yobrégat

Facteurs viticoles et oenologiques clés pour optimiser l'expression aromatique
des vins de Gros Manseng dans les vignobles du Sud-Ouest de la France

Le Gros Manseng occupe environ 3000 hectares de vignoble dans le Sud-ouest de la France. Ce cépage entre dans la composition de vins, en AOP Jurançon, Tursan, Irouléguy et Pacherenc-du-vic-bilh, en IGP Côtes de Gascogne et département et,  sans indication géographique (SIG). Ce projet cherche par une approche multi-échelle à améliorer la production des vins pour les marchés d’exportations. Les objectifs principaux sont, au vignoble, l’efficience du rendement pour permettre une rentabilité économique satisfaisante et, au chai,  la maitrise de l’expression aromatique et du caractère acide des vins qui sont des facteurs clés de l’accès aux marchés ciblés. Pour répondre aux enjeux  annoncés, nous situons le travail à réaliser sur plusieurs niveaux. Tout d’abord à un niveau parcellaire et factoriel pour acquérir des références sur les impacts du rendement et de l’alimentation hydrique et azotée sur le profil vin attendu. Ensuite à l’échelle du vignoble, à travers des observations sur un réseau de parcelles pour caractériser la diversité de situations hydriques. Enfin, au niveau de la zone de production par des observations sur plusieurs centaines d’hectare en utilisant des outils aériens pour caractériser la variabilité de biomasse et identifier différentes classes de parcellaires qu’il s’agira de mettre en relation avec les objectifs de rendement visés.

Personne à contacter :
Thierry Dufourcq

Chauffage de la vendange a 50°C : intérêt et optimisation des conditions de mise en œuvre

flash-détenteLa macération préfermentaire à chaud (MPC) de la vendange est une technologie qui rencontre un succès grandissant afin de produire des vins rouges fruités et souples adaptés aux marchés nationaux et internationaux. Indépendamment du cépage, les technologies du chauffage de la vendange conduisent à une uniformisation du profil aromatique des vins. Dans le cadre du projet européen VINAROMAS, il a été démontré que le chauffage de la vendange à 75°C provoquait une réduction de certains composés aromatiques clés dans l’arôme des vins (3-Mercaptohexanol, b-damascénone et b-ionone) possiblement en lien avec des phénomènes de dégradation thermique. L’objet de ce projet est de capitaliser ces résultats et de caractériser finement la composition aromatique et polyphénolique des vins élaborés après chauffage à 50°C en comparaison avec un chauffage plus classique à 75°C. La question d'une température moindre n’était pas envisageable il y a 20 ans puisque la technologie était mise en œuvre uniquement sur des raisins dégradés riches en laccase, enzyme qui dans ce domaine de température conduisait à un brunissement des moûts. La MPC étant aujourd’hui mise en œuvre sur des raisins de typologies différentes et de qualité sanitaire souvent irréprochable, ce domaine de température mérite d’être exploré de nouveau et étudié sur des aspects aromatiques et polyphénoliques. D’un point de vue économique et environnemental, le chauffage de la vendange à 50°C permettrait de limiter les dépenses énergétiques liées au chauffage et au refroidissement après pressurage.

Personne à contacter :
Olivier Geffroy

Remplacer les analyses chimiques d’anthocyanes par des mesures simples et rapides grace au capteur MULTIPLEX 

Dans le cadre du programme européen KBBE Innovine, l’IFV Sud-ouest participe à la validation des capacités du capteur Multiplex développé par la société Force-A dans le suivi des anthocyanes au terrain et en laboratoire. Le principe de ce capteur piéton repose sur la technologie de la fluorimétrie. Une excitation par UV de la chlorophylle permet en retour la mesure de la lumière absorbée (absorbance) par le végétal et de quantifier les polyphénols, ceux-ci limitant la fluorescence de la chlorophylle. Depuis 2013 différents objectifs sont poursuivis pour répondre aux attentes des acteurs des vignobles du Sud-ouest :

  • Réaliser des mesures au laboratoire sur 200 baies pour se substituer aux analyses chimiques, chronophages et couteuses
  • Utiliser le capteur à la parcelle pour suivre l’évolution de la maturation des anthocyanes et déterminer un niveau optimal de maturité
  • Réaliser des sélections qualitatives parcellaires pour un même cépage basées sur le potentiel anthocyanique des grappes grâce à des mesures effectuées à un temps T avant la vendange
  • Anticiper fin véraison le potentiel qualitatif de parcelles et leur précocité

Personnes à contacter :
Eric Serrano
Flora Dias

SMARTGRAPPE : Utiliser son téléphone portable pour la caractérisation qualitative des grappes de raisins

SmartgrappeLe projet consiste à mettre au point un capteur portable pour approcher la qualité d’une grappe de raisin à la parcelle en privilégiant la performance à un coût réduit, grâce à l’utilisation d’un produit grand public : le téléphone portable ! Additionné d’un système adaptatif léger, breveté par l’IRSTEA, il s’agit de proposer au technicien et au vigneron d’utiliser son Smartphone et ses fonctionnalités (imagerie numérique, géo-localisation, la communication réseau) pour tirer une information de ses visites au vignoble sur la couleur moyenne de la grappe et son hétérogénéité, la taille moyenne des baies d’une grappe et l’estimation du rapport marc/jus au sein d’une grappe. Le système inclut des méthodes de traitement d’images innovantes jusqu’à présent non développées sur les capteurs portables existants afin de proposer un outil de mesure et d’aide à la décision simplifié. L’équipe de l’UMR ITAP de Montpellier a développé des algorithmes auto-adaptatifs de traitement d’images performants. L’utilisateur doit disposer au final d’informations de lecture facile sur l’écran de son téléphone. Bien qu’il ne s’agisse pas de développer un appareil de laboratoire, le dispositif doit permettre une mesure reproductible de la couleur des baies et de calculer les dimensions des baies en s’affranchissant des « défauts » des Smartphones. L’association de ces deux niveaux de mesure permettra la modélisation du paramètre rapport marc/jus qui apporte une indication quand à la concentration future du vin : plus le rapport est élevé, plus le vin est susceptible d’être concentré. Contrairement à d’autres outils, l’information du volume de la baie permet de relativiser la valeur brute liée de la couleur. En laboratoire l’analyse des anthocyanes est exprimée en mg/kg de raisin, nous exprimerons un indice en pourcentage de bleu/volume de baies. L’indice ainsi créé apportera une information favorisant la décision à divers niveaux : la sélection inter-parcellaire, le suivi de la maturité, la caractérisation de l’hétérogénéité intra-parcellaire. La validation de l’outil a débuté durant la campagne 2013. L’équipe de l’IFV Sud-ouest s’est attaché à réaliser dans un premier temps des tests de reproductibilité et de répétabilité au vignoble puis de comparaison des performances des résultats par rapport à des mesures de référence de laboratoire à plusieurs niveaux :évolution du taux de véraison,estimation de l’hétérogénéité de la couleur au sein d’une grappe et suivi de la maturation

Personnes à contacter :
Eric Serrano
Flora Dias

haut de page

 
 
V’Innopôle - BP 22 Brame-Aïgues - 81310 Lisle sur Tarn - Tél : 05.63.33.62.62 - fax : 05.63.33.62.60 - liliane.fonvieille@vignevin.com
 
creation site internet Saint Brieuc
 
V’Innopôle - BP 22 Brame-Aïgues - 81310 Lisle sur Tarn
Tél : 05.63.33.62.62 - fax : 05.63.33.62.60 - liliane.fonvieille@vignevin.com